Ecole de la Naturopathie Africaine

Sources Vivantes

Le plus grand défi de la Médecine Traditionnelle Africaine

Considérant qu’en Afrique, la Médecine Traditionnelle constitue une composante très importante du patrimoine culturel vivant, profondément ancrée dans l’histoire, la culture et les croyances des populations, qui détermine les aptitudes et les comportements face aux évènements personnels, familiaux et sociaux de la vie quotidienne.

 

Bien au-delà des seuls problèmes de santé, elle participe à la culture et aux traditions locales, aux connaissances et aptitudes collectives, aux sentiments et aux certitudes populaires.

 

La Médecine Traditionnelle concerne certainement des modèles traditionnels de santé et de maladie, mais aussi la conception de la vie et de la mort, l’interprétation de la réalité physique et métaphysique, la lecture des expériences quotidiennes, l’identification des causes et des symptômes du déséquilibre physique, mental, social et spirituel qui affecte l’individu et la société.

 

Les pratiques de la Médecine Traditionnelle ont existé en Afrique bien avant l’arrivée de la médecine occidentale. Elles ont résisté à la colonisation, malgré les dispositions prises en cette période pour marginaliser sa pratique.

 

Réservoir de connaissances, de philosophie et de cosmogonie encore substantiellement inexploité, la médecine traditionnelle non seulement offre des possibilités de traitements efficaces et accessibles pour les pathologies prévalant dans les communautés, mais constitue aussi un héritage culturel national et un moyen de relier les populations à leur propre histoire et à leur propre culture.

 

Dans plusieurs pays où nous avons visité , ce patrimoine culturel est très riche et diversifié : chaque collectivité humaine établie sur un terroir a une Médicine.


Traditionnelle qui est spécifique aux appartenances ethniques, à l’histoire, à la cosmogonie, à l’écosystème dans lequel elle vit, aux relations tissées dans le temps avec d’autres regroupements humains proches ou lointains.

 

Comme le plus part du patrimoine culturel africaine, il s’agit d’une culture en même temps individuelle et collective, livrée à l’oralité, confiée souvent à la mémoire d’individus à considérer comme des "Sources Vivantes".

 

Cependant, il n’existe pas l’inventaire de ces "Sources Vivantes" de la Médecine Traditionnelle, ni une réflexion collective sur comment valoriser et sauvegarder leurs savoirs et savoir-faire et les transmettre aux générations futures.

 

Face à l’évolution de la société et à l’urbanisation, les mécanismes traditionnels de transmission du savoir ne marchent plus. Auparavant, généralement, le thérapeute choisissait dans l’entourage familial le garçon le plus attentif et respectueux.

 

Celui-ci restait des années et des années à côté du maître: commençant par cueillir les plantes médicinales en brousse, passant par la préparation des médicaments et la surveillance des malades.

 

Le parcours formatif initiait ainsi à bas âge et continuait jusqu’à l’âge adulte avec différents passages initiatiques : avant d’être autorisé à exercer l’art traditionnel de guérir pour son compte, l’élève devait démontrer d’avoir appris les connaissances du maître, de maîtriser le pouvoir de guérir et d’avoir acquis la sagesse pour utiliser ces savoirs et ce pouvoir à bonne échéance.

 

Actuellement, les jeunes dans les villages et dans les villes ne respectent plus les vieux, pensant que leurs savoirs sont dépassés et inutiles. D’autres commencent la formation mais, dès qu’ont appris quelque bonne recette,

 

Ils abandonnent le village et la ville, certain sont migre en dehors de l’Afrique pour échapper au contrôle du maître, s’habillent "à guérisseur" et se rendent en ville ou en même en Europe, Amérique et ailleurs pour transformer ces connaissances en argent :


« ils ont un peu de connaissances, pas beaucoup de pouvoir et presque pas de sagesse : ils sont eux, en général, qui déambulent de ville en ville, criant à tort et à travers dans les radios de proximité de pouvoir tout guérir, surtout les maladies imaginaires. »

 

Il est donc évident que si nous n’arrivons pas à restaurer les mécanismes traditionnels de transmission du savoir ou à en identifier des nouveaux, nous risquons de perdre à jamais ce patrimoine vivant de connaissances et d’expériences, qui est un patrimoine national appartenant aussi à l’humanité entière.

 

Nous nous permettons d’affirmer que chaque vieux thérapeute traditionnel qui meure sans transmettre son savoir, c’est une entière pharmacopée qui brûle.


C’est dans ce contexte que le présent projet se propose d’identifier les transmetteurs volontaires et des récepteurs intègres de la médecine traditionnelle, de les honorer et d’engager avec eux et avec les associations des thérapeutes traditionnels une réflexion opérationnelle sur comment assurer la transmission de leur savoir.

 

En tant qu'étudiant inscrit dans notre l'institution, nous nous attachons à votre engagement sincère pour soutenir et promouvoir la recherche de «Sources Vivantes» de nos méthodes de guérison et devenir un investisseur dans la noble action de transmission de notre héritage ancestral à la prochaine génération.

 

Vos soutiens financiers et matériels sont indispensables.

 

Merci d'avoir relevé le défi de faire partie de ce projet.

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